Centre de Gestion de la fonction publique et territoriale d'Eure-et-Loir

Modalités de saisine

Les motifs de saisine du Conseil médical

Les agents concernés

Le conseil médical compétent est celui du département dans lequel exerce l’agent, ou celui dans lequel il a exercé ses fonctions en dernier lieu.

Le conseil médical est appelé à examiner les situations des agents :

  • Stagiaires et titulaires CNRACL ;
  • Stagiaires et titulaires IRCANTEC ;
  • Contractuels IRCANTEC.

Agents détachés

Fonctionnaires retraités ou ayants droits d’un fonctionnaire décédé

Les motifs de saisine du Conseil médical

En formation restreinte

En formation plénière

Les employeurs publics territoriaux doivent solliciter directement les médecins agréés pour avis sur une visite de contrôle au moins une fois au-delà de 6 mois consécutifs de congé en Maladie Ordinaire, ou CITIS (voir avec l’assureur statutaire), le renouvellement d’un CLM/CLD/CGM (sauf compétences du conseil médical).

Les étapes de la saisine du Conseil médical

Le Conseil médical est saisi pour avis par l’autorité territoriale, à son initiative ou à la demande de l’agent.

Lorsque l’agent sollicite une saisine du Conseil médical, l’autorité territoriale dispose d’un délai de 3 semaines pour la transmettre au secrétariat de cette instance qui doit en accuser réception au fonctionnaire concerné et à l’autorité territoriale.
A l’expiration d’un délai de trois semaines, l’agent peut faire parvenir directement au secrétariat du Conseil médical un double de sa demande par lettre recommandée avec avis de réception. Cette transmission vaut saisine du Conseil médical.

Modalités de saisine

Information de l’agent

L’instruction du dossier

Délai d’examen des dossiers en formation plénière

Information et intervention du service de médecine préventive

L’avis rendu par le Conseil médical

L’avis du Conseil médical est notifié à l’autorité territoriale et à l’agent par le secrétariat du Conseil médical par tout moyen permettant de conférer date certaine à cette notification dans le respect du secret médical.

L’avis du Conseil médical en formation plénière doit être motivé. Il n’est pas considéré comme une décision pouvant faire l’objet d’un recours auprès du Tribunal administratif. Aucune disposition statutaire ne prévoit la possibilité de contester les avis rendus par le Conseil médical en formation plénière. Seule la décision de la collectivité, c’est-à-dire l’arrêté pris suite à l’avis de l’instance, est susceptible de recours (recours hiérarchique, saisine du tribunal administratif…).

L’autorité territoriale ou, le cas échéant, la CNRACL, informe le Conseil médical des décisions qui sont rendues sur son avis.

La saisine du Conseil médical supérieur

Le Conseil médical supérieur peut être saisi par l’autorité territoriale ou à la demande de l’agent concerné en contestation des avis du Conseil médical rendus en formation restreinte, dans un délai de deux mois à compter de sa notification.

La contestation est présentée au Conseil médical concerné qui la transmet au Conseil médical supérieur et en informe l’agent et l’administration.

Le Conseil médical supérieur se prononce sur la base des pièces figurant au dossier le jour où il l’examine et peut faire procéder à une expertise médicale complémentaire.

En l’absence d’avis émis par le Conseil médical supérieur dans le délai de 4 mois après la date à laquelle il dispose du dossier, l’avis du conseil médical en formation restreinte est réputé confirmé. Ce délai est suspendu lorsque le Conseil médical supérieur fait procéder à une expertise médicale complémentaire.

L’autorité territoriale rend une nouvelle décision au vu de l’avis du Conseil médical supérieur ou, à défaut, à l’expiration du délai de 4 mois.

Les contrôles médicaux relevant de la compétence des employeurs publics territoriaux

Les employeurs publics territoriaux sollicitent directement les médecins agréés pour avis sur :

  • Le congé de maladie ordinaire (CMO) au-delà de 6 mois consécutifs ;
  • Le congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) au moins une fois par an ;
  • Le renouvellement d’un CLM, CLD, CGM, sauf compétences du Conseil médical (visite obligatoire au moins une fois par an) ;
  • L’octroi ou le renouvellement d’un temps partiel thérapeutique : l’avis d’un médecin agréé n’est pas obligatoire, c’est une faculté dont dispose l’employeur. L’absence de l’agent à l’examen médical vaut désistement de sa demande.

Ces visites peuvent être prévues dans le contrat d’assurance statutaire => voir avec l’assureur directement.

L’agent qui fait l’objet de cette visite de contrôle doit avoir été prévenu de façon certaine, par courrier recommandé avec avis de réception. Lorsque l’autorité territoriale fait procéder à une visite de contrôle, le fonctionnaire doit se soumettre à la visite du médecin agréé sous peine d’interruption du versement de sa rémunération jusqu’à ce que cette visite soit effectuée.

Le médecin agréé sollicité devra faire parvenir son avis sans données médicales à l’autorité territoriale. En cas d’avis défavorable, il devra rédiger un document médical détaillé sous pli confidentiel pour justifier son avis. Ce pli sera transmis au Conseil médical.

Un congé de longue maladie ou un congé de longue durée peut être accordé ou renouvelé pour dans la limite de six mois.

Lorsque l’intervention d’un médecin agréé est requise, l’autorité territoriale peut se dispenser d’y avoir recours si le fonctionnaire intéressé produit sur

Les contrôles administratifs pouvant être effectués par les employeurs publics territoriaux

A compter du 1er septembre 2026, les employeurs publics territoriaux peuvent diligenter des contrôles de présence au domicile des agents en congé pour raisons de santé. En effet, l’usage obligatoire du certificat d’arrêt de travail du régime général de la sécurité sociale a pour effet de rendre opposables aux agents publics les indications du praticien concernant les heures de présence obligatoire au domicile (renvoi à l’article R.323-11-1 du Code de la sécurité sociale).

Ce contrôle pourra être mené :

  • au domicile ou au lieu de repos de l’agent s’il est différent ;
  • en dehors des heures de sorties autorisées par l’arrêt de travail ;
  • par « toute personne dûment habilitée à cet effet ».

En cas de refus ou d’absence injustifiée, la rémunération sera suspendue jusqu’à la date de la fin de l’arrêt. Ce temps non rémunéré sera pris en compte dans la période de congé en cours.

La retraite pour invalidité => site de la CNRACL

L’Allocation Temporaire d’Invalidité (ATI) => site de l’ATIACL